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"Un Nouveau Souffle dans votre Vie"

Les bus népalais : une aventure !


              Le 6 Octobre, 

             Après 15h de bus, j'arrive enfin à BENSISAHAR. Il fait nuit, et nous venons de trouver un hôtel qui a bien voulu de nous. L'environnement est un peu spécial, et l'hygiène très sommaire. Début de l'aventure. Enfin, le début, c'était ce matin. Parce que prendre un bus au Népal s'avère être un sacré challenge ! Je pense avoir baigné véritablement dans le bain népalais (et ce n'est pas peu dire). 

             Nous sommes partis ce matin avec Mohan à 6h30, sous une pluie battante. Après avoir pris un premier taxi qui nous a déposé je ne sais trop où, il a fallu attendre...attendre...attendre. Au bout d'une petite heure, notre bus est arrivé. Déjà bondé, nous avons tout de même voulu monter. Embarrassés par mon sac de 15 kg dans le dos, je me suis faufilée puis introduite comme j'ai pu. Mohan nous voyant dans la galère, m'a demandé de sortir. Je ne savais pas vraiment pourquoi, j'ai compris par la suite qu'il ne souhaitait pas que je voyage durant des heures aussi inconfortablement installée.

             Puis nous avons attendu, attendu...Un autre bus est arrivé. Il était vide, et Mohan paraissait vraiment très content cette fois-ci. Le chauffeur nous a confirmé que nous pouvions monter.  Après quelques minutes, il semble avoir changé d'avis sur la destination. Nous sommes redescendus, et avons attendu, attendu....

              La pluie s'est intensifiée. Une pluie de mousson me dit Mohan : "dérèglement climatique" . J'étais trempée. 

               Un nouveau bus est arrivé. Cette fois-ci, le bon. Mon énorme sac sur les genoux, je m'apprêtais à faire le voyage le plus long de ma vie (je ne le savais pas encore). Bref, le bus s'est remplit : des gens, des sacs, des chiens, et encore des gens jusqu'à ce que le bus dégorge de monde. Très rapidement, des odeurs de curry, de viande avariée, de parfum, d'encens et de poussière me sont montées au nez, mélangées à l'humidité ambiante. De la condensation s'est formée sur les vitres crasseuses qui prenaient l'eau. J'ai senti que mon siège était complètement trempé à cause d'une fuite au niveau de carrosserie.

           Néanmoins, je me suis rendue compte que je gardais l'optimisme naïf de ces gens qui voyagent. Enfin pour l'heure, j'étais la seule touriste occidentale dans ce bus. 

        Enfin nous sommes partis. Et parce que cela ne suffit pas, nous nous sommes arrêtés à chaque "pseudo" arrêt. Les gens continuaient de monter, alpagués par le co-chauffeur (un jeune homme au look incroyable qui se charge de faire monter des gens dans le bus, de les faire payer, de monter les sacs sur le toit ou dans le coffre du bus, de répondre au portable, d'aider aux manoeuvres du bus, de réparer le bus si besoin, de courir pour demander aux gens à 3 km s'ils veulent monter dans le bus...quel sport!) 

              LE BUS : je me rends vite compte que ce n'est absolument pas comme chez nous.

        Alors que nous avions mis des heures à nous imbriquer les uns les autres, le chauffeur s'arrêta soudainement et fît sa première pause pipi et petit déjeuner. Les népalais, l'air de rien, sont ressortis pour acheter leurs chips et leurs curly. Une nouvelle odeur s'est alors ajoutée se mélangeant aux autres : celle de la CHIPS. Les sachets et les bouteilles vides de coca et eau sont jetées soit par la fenêtre ou à même le sol dans le bus. A cet instant, je prends conscience que je vais voyager dans une poubelle durant des heures. Après seulement deux petites heures de route, premier bouchon. Il pleut tellement que les glissements de terrains sont nombreux! Alors, il faut dégager la terre pour passer  et j'imagine qu'il n'y a pas les techniciens des ponts et chaussée pour le faire. 

          Débute alors une longue et interminable attente...pendant des heures entières (4 en tout je crois). Les gens continuaient de sortir pour manger leurs chips, au curry! Tout cela, dans une ambiance conviviale décalée, la musique népalaise à fond! Ici, les gens se parlent, rient, jouent...C'est incroyable tous ces échanges si spontanés. Je sais qu'en France, ce n'est pas ou plus comme ça. 

             De manière chaotique, nous reprenons la route en milieu d'après midi. Nous n'avons pas fait la moitié du chemin, et les routes sont dans un piteux état. Alors que nous sommes à nouveau coincés dans un bouchon, une roche de la falaise que nous longeons se décroche et tombe sur le toit du bus. La flip! Tous les népalais semblaient néanmoins rassurés. 

               Quelques instants plus tard, nous descendons à nouveau pour prendre, cette fois-ci,  un véritable repas (le déjeuner). Il est 17h. Je n'en peux plus, mes jambes sont pliées, je suis mouillée, et la musique est assourdissante...et surtout, je sens mauvais c'est sûr! Je me force à manger, l'endroit n'est pas top. Tous ingèrent rapidement le traditionnel Dal bath, au curry...chouette !  Ici on mange avec les doigts, je me dis que l'odeur sera encore plus prégnante en remontant dans le bus. Il pleut encore et toujours! 

                A 22h, nous nous embourbons. Je perçois une route sur laquelle une rivière passe. Nous sommes là, sur cette route pleine d'eau. Le précipice sur notre gauche. Je commence à me dire que c'est particulièrement dangereux...Mais le co chauffeur enlève ses chaussures, et tente avec des pierres de permettre au bus d'avancer. ET il avance.  Je découvre toute cette désorganisation et j'hallucine. 

           Nous arrivons à BENSISAHAR, vivants et entiers, mais vraiment épuisés. Je comprends que nous ne marcherons pas aujourd'hui. L'hôtel est un peu glauque, mais je suis tellement contente de vibrer à ce point. 

              Je me sens forte, libre, et sereine. Je vais tenter de dormir un peu dans mon duvet (car le matelas est immonde). Demain on marche, et je crains que ça ne soit sous la pluie....

 

 

 


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